Longe (nom féminin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom féminin 

I.
XII e siècle. Substantivation de longe, ancien féminin de long .
1. Corde ou lanière de cuir d'une certaine longueur qui sert à attacher un cheval à un anneau, à un pilier, etc., ou à le conduire en main. Mener un cheval par la . Faire travailler un cheval à la .
2. Lanière de cuir tressé attachée au manche d'un fouet et portant la mèche.
3. . Petite lanière de cuir souple qu'on attache à la patte de l'oiseau de proie pour le retenir sur sa perche.


1ère signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 


Boucherie
La moitié de l'échine d'un veau depuis le bas de l'épaule jusqu'à la queue.



2ème signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 


Manège
Corde d'une certaine longueur, qui sert à attacher un cheval au râtelier, à l'auge, etc., ou à le conduire quand on ne le monte pas. "Ce cheval marche sur sa . Mener un cheval par la ."



1ère définition d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Corde, ou forte lanière de cuir plus ou moins longue, destinée à attacher les animaux à l'écurie, au poteau, ou à les guider dans les premières opérations du dressage. Mener un cheval par la . Ce cheval marche sur sa .
    Fig. et familièrement. Marcher sur sa , dans sa , s'embarrasser dans les mesures qu'on prend, dans les discours qu'on tient.

 2   Terme de manége. Corde d'une certaine étendue, placée à l'anneau du caveçon, et qui sert à tenir un cheval que l'on trotte sur les cercles. Trotter un cheval à la .
    Donner dans les s, dans les cordes, se dit d'un cheval qui travaille entre les deux piliers.

 3   Lanière de cuir, tressée dans une partie de sa longueur, qui porte la mèche, dans les fouets de carrosse.

 4   Terme de fauconnerie. Petite lanière de cuir que l'on attache à la patte d'un oiseau de proie, quand il n'est pas assuré sur la perche.
    Tirer à la , se dit de l'oiseau qui vole pour venir auprès de celui qui le gouverne.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     la Rose, 3588: Sans faille, ce n'est pas mençonge, Bel-Acueil a trop longue
    XVème siècle
     Perceforest, t. III, f° 30: Elle fist un enchantement tel qu'il fut advis au chevalier qu'il tensist [qu'il tînt] une couple de chiens par les longnes
    XVIème siècle
D'AUB.: « Pour estendre leur s [conquérir du païs], ils avoient à combatre la paucité et pauvreté, l'estonnement des chefs et des soldats, et plus encores celui des Rochelois »
O. DE SERRES: « ... ce que la vigne ne feroit, si, la laissant vaguer à l'aise, on lui donnoit les s à sa ruine »
MONT.: « Nous louons.... un oyseau de son aile, non de ses s et sonnettes »

ÉTYMOLOGIE
    Bas-latin, longia, lonza ; de longus, long.


2ème définition d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Portion de la colonne vertébrale et des muscles qui s'y attachent en dessus chez le veau et les petits animaux de boucherie, et aussi chez le chevreuil, prise depuis l'arrière de l'épaule jusqu'à la queue.
    Particulièrement. Terme de boucherie. Longe de veau, partie du veau entre le cuisseau et les côtelettes de filet ; les rognons font partie de la , excepté une petite partie du côté du ventre.
MOL.: « Une de veau de rivière, blanche, délicate, et qui, sous les dents, est une vraie pâte d'amande »
LESAGE: « Nous remplîmes un grand sac de s de veau, de jambons, de langues de boeuf »

 2   Terme de vétérinaire. Prise de , voy. ENTAMURE.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Chev. au lyon, V. 3452: Lors [il] le comance à escorchier, Le cuir li fant desus la coste, De la un lardé li oste
    XIIIème siècle
     la Rose, 11956: Or s'il me fait venir en haste Chevriaus, connins lardés en paste, Ou de porc au moins une ....
PH. MOUSKES: « Li quens Renaus.... en France ert [était] venus Pour mangier el [autre chose] que car [chair] de logne »
     Miracles St Loys, p. 134: Et comme il se gisoit ilecques, la dite doleur [une douleur de tête] le prist el haterel [nuque], et li descendi en l'eschine et en la et en la cuisse et el genoil et en la jambe du senestre costé
    XIVème siècle
H. DE MONDEVILLE: « Les s sont chars lacerteuses longitudinaus, et gisent jouste les deux costés des spondilles »
     Ménagier, II, 4: En la moitié de la poitrine de beuf, a quatre pieces, dont la premiere piece a nom le grumel ; en la a six pieces
     Bibl. des ch. 5e série, t. I, p. 216: Char de porc, la loigne en rost

ÉTYMOLOGIE
    Wallon, logne ; esp. lonja ; du lat. fictif lumbea, dérivé de lumbus, les lombes.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


T. de Cuisine. La moitié de l'échine d'un veau ou d'un chevreuil, depuis le bas de l'épaule jusqu'à la queue. "Une de veau, de chevreuil."
Il se dit plus particulièrement d'Une de veau. "Manger d'une bonne ."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



terme de Manége, signifie, Une corde de chanvre, de crin, ou un morceau de cuir coupé en long, en forme de courroie, de lanière, qui sert à attacher un cheval au râtelier, à l'auge, etc., ou à le conduire quand on ne le monte pas. "La d'un cheval. Ce cheval marche sur sa . Il rompra sa . Il est attaché à deux s. Mener un cheval par la ."
Fig. et fam., "Marcher sur sa , dans sa ," S'embarrasser dans les mesures qu'on prend, dans les discours qu'on tient.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit également d'Une corde d'une certaine étendue, placée à l'anneau du caveçon, et qui sert à tenir un cheval que l'on trotte sur des cercles. "Trotter un cheval à la , à la plate-longe."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. féminin 


On appelle ainsi la moitié de l'échine d'un veau ou d'un chevreuil, depuis le bas de l'épaule jusqu'à la queue. Mais on ne se sert de ce mot que quand on parle de ces animaux, comme devant être accommodés pour manger. "Une de veau. Une de chevreuil". Quand on dit seulement, "Une ", sans rien ajouter, on entend toujours une de veau. "Manger d'une bonne ".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Longe, signifie aussi, Un morceau de cuir coupé en long, en forme de courroie, de lanière. "La d'un cheval. Ce cheval marche sur sa . Il rompra sa . Mener un cheval par la longe".
On dit aussi proverbialement, "Vous marchez sur votre ," pour dire, Vous vous embarrassez dans vos mesures.



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Longe, se dit encore d'Une corde d'une certaine étendue, placée à l'anneau du caveçon, et qui sert à tenir un cheval que l'on trote sur des cercles. "Troter un cheval à la ".
On appelle aussi "Longes", Les petites lanières qu'on attache aux pieds d'un oiseau de proie. "Les s d'un oiseau de proie".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


On appelle ainsi la moitié de l'échine d'un veau ou d'un chevreuil, depuis le bas de l'épaule jusqu'à la queue. Mais on ne se sert de ce mot que quand on parle de ces animaux, comme devant être accommodés pour manger. "Une de veau. Une de chevreuil." Quand on dit seulement, "Une ," sans rien ajouter, on entend toujours une de veau. "Manger d'une bonne ."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie aussi Un morceau de cuir coupé en long, en forme de courroie, de lanière. "La d'un cheval. Ce cheval marche sur sa . Il rompra sa . Mener un cheval par la ."



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit encore d'une corde d'une certaine étendue, placée à l'anneau du caveçon, & qui sert à tenir un cheval que l'on trote sur des cercles. "Troter un cheval à la ."
On appelle aussi "Longes," Les petites lanières qu'on attache aux pieds d'un oiseau de proie. "Les s d'un oiseau de proie."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)



LONGE, s f. 1°. La moitié de l'échine d'un veau, d'un chevreuil. = Quand on dit, absolument, "longe", on entend toujours une de veau.
- 2°. Morceau de cuir, coupé "en long", en forme de courroie. 'Mener un cheval "par la ".
- 3°. Corde, placée à l'aneau du caveçon, qui sert à tenir un cheval que l'on trote sur les cercles.





Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. féminin 


Morceau de veau coupé, qui comprend la moitié de l'eschine, & tient depuis l'espaule jusqu'à la queuë. "Une de veau. une bonne de veau. manger d'une bonne ".
"Longe," signifie aussi, Un morceau de cuir coupé en long. Courroye, laniere. "La d'un cheval. ce cheval marche sur sa . il rompra sa . les s d'un oiseau de proye".




Emplacement dans le dictionnaire :

londres
londrès
long
long-courrier
long-grain
long-jointé
long-nez
long-temps
longanimité

longé
longer
longévité
longi-
longimétrie
longipenne
longirostre
longis
longitude
longitudinal
longitudinalement




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Paul VIDAL DE LA BLACHE (Principes de géographie humaine)

...de fermes dans un fouillis d'arbres. Une recrudescence de centres habités signale le bord des plateaux de loess en Alsace, entre Strasbourg et Saverne, comme en Autriche le bord des plateaux que longe la Morava au nord de Vienne ; la vigne et les vergers ajoutent leur appoint aux cultures de céréales. C'est que, dans ce cas comme dans les précédents, un talus adouci, formé de glissements et...


Citation n°2 de Georges FEYDEAU (La Dame de chez Maxim)

...chaise. Au-dessus de cette chaise, un cordon de sonnette. Sur la table-bureau, un buvard, encrier, deux gros livres de médecine. Un fil électrique, partant de la coulisse en passant sous la fenêtre, longe le tapis, grimpe le long du pied droit (du lointain) de la table-bureau et vient aboutir sur ladite table. Au bout du fil qui est en scène, une fiche destinée à être introduite, au courant de...


Citation n°3 de Gaston LEROUX (Le Parfum de la dame en noir)

...! Je ne suis pas sale par derrière ? ... je lui en donnai ma parole d'honneur. Alors, confiant, il remit encore une fois son mouchoir dans sa poche. à quelques pas de là, sur le trottoir qui longe les vieilles maisons jaunes ou rouges ou bleues, les maisons dont les fenêtres étalent la lessive des chiffons multicolores, il y avait, derrière des tables, des marchandes de moules. Les petites...


Citation n°4 de CHAMPFLEURY (Les Souffrances du professeur Delteil)

...cette petite promenade, Caroline gardait le magasin. En face de la boutique des marchandes de modes est une ancienne porte attenant à l'hôtel du griffon et qui sert de passage public ; de là on longe les remparts et l'on arrive à la promenade Saint-Just sans avoir besoin de traverser la ville. Sophie Carillon aimait cette promenade parce qu'on y rencontre moins de monde qu'ailleurs ; la...


Citation n°5 de André THEURIET (La Maison des deux barbeaux)

...cadet en se coiffant de son feutre, il est temps... nous prendrons la route des romains. Ils sortirent par la rue du bourg, enfilèrent des ruelles détournées et s'enfoncèrent dans le chemin qui longe les vignes de chanteraine. Ils firent le trajet sans prononcer un mot. La nuit était tout à fait venue, une nuit sans lune, propice aux rendez-vous amoureux. Quand ils furent en vue de Rembercourt,...


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